Cours : Γαλλική Γραμματική
Code du cours : FRL366
FRL366 - Αργυρώ Μουστάκη
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Description du cours
- Il n'y a pas de description pour ce cours -
Les emplois de QUE (merci à Gérard Petit pour ses notes)
1. pronom relatif COD :
- l’antécédent est un N : le livre que tu as acheté est intéressant
- l’antécédent est un circonstanciel : il y a dix ans qu’il est parti / maintenant qu’il est parti
- pronom interrogatif COD :
- que veux-tu ?
- conjonction complétive :
- enchâssée sous un verbe : il veut que tu viennes
- enchâssée sous un nom : le fait qu’il soit là n’est pas un problème
- enchâssée sous un adjectif : heureux que vous soyez là !
- enchâssée sous un présentatif : voilà qu’il pleut ! / il y a que je m’ennuie
- anaphorique de conjonction de subordination (appelé aussi que vicarien ou vicaire) :
- bien qu’il pleuve et que le froid soit de retour / Si tu viens et qu’il ne pleut pas
- exclamatif :
- que d’eau !
- conjonction de subordination d’un verbe comme je veux, j’ordonne, j’exige, qui a été effacé (phrase injonctive). Que est appelé alors « béquillle de subjonctif » :
- qu’il entre !
- (j’ordonne) qu’il entre !
- constituant de conjonction complexe (ou locution conjonctive) :
- bien que / alors que / aussitôt que
- morphème de négation exceptive (ne … que = seulement) :
- je ne mange que du poisson
- morphème de système corrélatif
- comparatif / superlatif : plus grand que / le plus grand que j’aie vu
- expression de la conséquence/opposition-concession : il pleut tellement que je suis resté chez moi / si grand qu’il soit, il ne m’effraie pas
Ces propositions fonctionnent comme des adverbes (elles sont déplaçables et effaçables)
Dites si dans les propositions subordonnées soulignées :
a. il y a expression de la simultanéité / σύγχρονο
b. il y a expression de l’antériorité / προτερόχρονο
c. il y a expression de la postériotité / υστερόχρονο
Phrase 1
Quand Yves travaille, il ne veut pas de bruit
Phrase simple 1 : Yves travaille.
Phrase simple 2 : Il ne veut pas de bruit
Reformulation : Au moment où Yves travaille, il ne veut pas de bruit
a. la simultanéité (presque immédiate), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : a. Il y a simultanéité.
Phrase 2
Dès qu’il y a un rayon de soleil, les gens s’asseyent aux terrasses des cafés
Phrase simple 1 : Il y a un rayon de soleil.
Phrase simple 2 : Les gens s’asseyent aux terrasses des cafés
Reformulation : Aussitôt qu’il y a un rayon de soleil, les gens s’asseyent aux terrasses des cafés (μόλις…)
D’abord, il y a un rayon de soleil et ensuite les gens s’asseyent aux terrasses des cafés
a. la simultanéité, b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : b. Il y a antériorité dans la subordonnée (ou postériotité dans la principale)
Phrase 3
Dès que j’aurai vu ce film, je te dirai ce que j’en pense (Μόλις δω…)
Phrase simple 1. J’aurai vu ce film
Phrase simple 2. Je te dirai ce que j’en pense
Reformulation : Je te dirai ce que j’en pense une fois que j’aurai vu le film
D’abord je verrai ce film et ensuite je te dirai ce que j’en pense
a. la simultanéité (ou presque), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : c. Il y a postériorité dans la principale.
Phrase 4
Une fois qu’on a goûté ces chocolats, on ne peut plus en manger d’autres
Phrase simple 1. On a goûté ces chocolats
Phrase 2. On ne peut plus en manger d’autres
Reformulation : Depuis qu’on a goûté ces chocolats, on ne peut plus en manger d’autres (από τότε που…)
D’abord on a goûté ces chocolats et ensuite on ne peut plus en manger d’autres
a. la simultanéité (presque immédiate), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : c. Il y a postériorité dans la principale.
Phrase 5
Nous changerons la moquette, après que le peintre aura posé le papier peint
Phrase simple 1. Le peintre aura posé le papier peint
Phrase simple 2. Nous changerons la moquette
Reformulation : D’abord le peintre posera le papier peint et ensuite nous changerons la moquette
a. la simultanéité, b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : c. Il y a postériorité dans la principale.
Phrase 6
Avant que l’avion (ne) parte, j’ai eu le temps de regarder toutes les boutiques à l’aéroport (πριν…)
Phrase simple 1. L’avion part
Phrase simple 2. J’ai eu le temps de regarder toutes les boutiques à l’aéroport
Reformulation : D’abord j’ai eu le temps de regarder toutes les boutiques et ensuite l’avion est parti
a. la simultanéité, b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : b. Il y a antériorité dans la principale.
Phrase 7
Au théâtre, au moment où le rideau se lève, le silence se fait dans la salle
Phrase simple 1. Le rideau se lève
Phrase simple 2. Le silence se fait dans la salle
Reformulation : Juste au moment où le rideau se lève, le silence se fait dans la salle
D’abord le rideau se lève et ensuite le silence se fait dans la salle
a. la simultanéité (presque immédiate), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : a. simultanéité (presque immédiate).
Phrase 8
Comme les deux coureurs atteignaient la ligne d’arrivée, l’un d’eux tomba
Phrase simple 1. Les deux coureurs atteignaient la ligne d’arrivée
Phrase simple 2. L’un tomba
Reformulation : Au moment où les deux coureurs atteignaient la ligne d’arrivée, l’un tomba
a. la simultanéité (presque immédiate), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : a. simultanéité (presque immédiate).
Phrase 9
Il est à peine arrivé que déjà on l’appelle au téléphone
Phrase simple 1. Il est à peine arrivé
Phrase simple 2. On l’appelle au téléphone
Reformulation : Juste au moment où il est arrivé, on l’a appelé
D’abord il est arrivé et ensuite on l’appelle au téléphone
a. la simultanéité (presque immédiate), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : b. Il y a antériorité dans la principale.
Phrase 10
Reste ici jusqu’à ce que je revienne
Phrase simple 1. Tu restes ici
Phrase simple 2. Je reviendrai
- la simultanéité (presque immédiate), b. l’antériorité c. la postériotité
Corrigé : b. Il y a antériorité dans la principale.
Dites si dans les propositions subordonnées soulignées est exprimée une durée courte ou longue :
Phrase 11
C’est une jeune fille au pair qui garde les enfants pendant que je travaille (ενώ…, όσο…)
Phrase 1. C’est une jeune fille au pair qui garde les enfants
Phrase simple 2. Je travaille
Reformulation : C’est une jeune fille au pair qui garde les enfants pendant les heures que je travaille
a. durée courte, b. durée longue
Corrigé :b. durée longue.
Phrase 12
Attends-moi, le temps que j’aille chercher un paquet des cigarettes
Phrase 1. Tu m’attends
Phrase simple 2. J’irai chercher un paquet de cigarettes
Reformulation : Attends-moi, juste le temps que j’aille chercher un paquet des cigarettes
a. durée courte, b. durée longue
Corrigé : a. durée courte.
Phrase 13
Dites s’il y a dans la phrase une nuance d’opposition:
Alors que l’avion décollait, un moteur est tombé en panne (ενώ…)
Phrase simple 1. L’avion décollait
Phrase simple 2. Un moteur est tombé en panne
Reformulation : Au moment où l’avion décollait, un moteur est tombé en panne
a. il a une nuance d'opposition b. il n'y a pas de nuance d'opposition
Corrigé : a. oui, nuance d’opposition.
Phrase 14
Dites si les faits sont liés par un rapport de cause et s’il ont presque la même durée :
Vous prendrez ce médicament tant que la fièvre durera (όσο...)
Phrase simple 1. Vous prendrez ce médicament
Phrase simple 2. La fièvre durera
a. la subordonnée exprime une cause ; subordonnée et principale ont la même durée
b. pas de cause exprimée dans la principale, la durée exprimée dans la subordonnée n'est pas la même que celle dans la principale
Corrigé : a. oui, cause, même durée
Phrase 15
Dites si dans les propositions subordonnées les faits progressent proportionnellement ou non :
À mesure que je fais des progrès en français, je me sens moins étrangère en France
Phrase simple 1. Je fais des progrès en français
Phrase simple 2. Je me sens moins étrangère
Reformulation : Plus je fais des progrès, moins étrangère je me sens
a. il n'y a pas de progression proportionnelle b. il y a une progression proportionnelle
Corrigé : b. oui, progression proportionnelle.
Phrase 16
Dites si dans les propositions subordonnées soulignées est exprimée le point de départ d’un événement ou l’arrivée :
Depuis qu’il y a eu de nouvelles élections, ce parti n’a plus la majorité (από τότε που…)
Phrase simple 1. Il y a eu de nouvelles élections
Phrase simple 2. Ce parti n’a plus la majorité
Reformulation : À partir du moment où il y a eu de nouvelles élections, ce parti n’a plus la majorité
a. point de départ, b. point d’arrivée
Corrigé : a. point de départ.
Phrase 17
Dites si dans les propositions subordonnées soulignées est exprimée une répétition :
Chaque fois que Robert allait à l’étranger, il rapportait des cadeaux aux enfants
Phrase simple 1. Robert allait à l’étranger
Phrase simple 2. Il rapportait des cadeaux aux enfants
a. il n'y a pas de répétition exprimée dans la subordonnée b. une répétition est exprimée dans la subordonnée
Corrigé : b. oui, répétition.
Phrases complétives objets (COD)
Exercice
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : Nous avons exigé qu'il soit présent à notre prochaine rencontre
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction que ; la phrase subordonnée est une phrase complétive conjonctive (ou autrement dit conjonctive pure) ; on l’appelle complétive parce qu’elle « complète » le verbe est fonctionne comme son objet et conjonctive parce qu'elle est introduite par la conjonction que.
(1) J'espère qu'il n'oubliera pas notre rendez-vous
(2) Nous savons que la terre est ronde
(3) Je pense que ce genre d’application flatte surtout l’ego des utilisateurs
Phrases complétives sujets
Exercice
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : Ça ne m’étonne pas qu’il ait oublié notre rendez-vous
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction que ; la phrase subordonnée est une phrase complétive (ou autrement dit conjonctive pure) ; elle fonctionne pourtant non pas comme objet au verbe mais comme sujet. Vérification :
Qu'il ait oublié notre rendez-vous ne m'étonne pas (structure profonde pour la grammaire générative et transformationnelle)
(1) Il est possible qu’il ait accepté ces conditions
(2) Il est probable qu’il ait accepté ces conditions
(3) Il est exact que la réunion a été annulée
Phrases complétives οbjets (COI)
Exercice
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : Je m'étonne qu'il ait accepté ces conditions
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction que ; la phrase subordonnée est une phrase complétive (autrement dit conjonctive pure) ; on l’appelle complétive parce qu’elle « complète », ici, le verbe et fonctionne comme son objet. Pourtant c’est un complément d’objet indirect (COI) et non un complément d’objet direct (COD). Vérification :
Je m'étonne de son acceptation
(1) il se plaint que nous n'ayons pas tenu toutes les élections partielles en une seule journée
(2) Je veille à ce que les enfants fassent leurs devoirs
Phrases complétives, complément de noms
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : Nous avons émis l'idée qu'un nouveau produit pouvait être créé
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction que ; la phrase subordonnée est une phrase complétive (autrement dit conjonctive pure) ; elle fonctionne pourtant non pas comme objet ou sujet ni comme circonstanciel, adverbial[1] (elle ne décrit pas les circonstances d’une action). C’est un élément périphérique, effaçable, non à la phrase, mais au groupe nominal. Vérification :
Nous avons émis (la + cette + une) idée (qu'un nouveau produit pouvait être créé)
Nous avons émis l’idée suivante
Nous avons émis cette idée
(1) La pensée que Dieu est omniprésent nous calme
(2) J’ai retrouvé l’espoir que tout va s’arranger
Phrases complétives, complément d’adjectifs
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : Ses parents étaient très fiers qu'elle ait réussi
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction que ; la phrase subordonnée est une phrase complétive (autrement dit conjonctive pure) ; elle fonctionne pourtant non pas comme objet ou sujet ni comme proposition circonstantielle (elle ne décrit pas les circonstances d’une action). C’est un élément périphérique, donc, effaçable, non à la phrase, mais au groupe adjectival. Vérification (il alterne avec un groupe prépositionnel, également complément de l’adjectif) :
Ses parents étaient très fiers (qu'elle ait réussi)
Ses parents étaient très fiers de sa réussite
(1) Pierre est content que son projet ait réussi
(2) Il est heureux que tu aies accompli ta tàche
Phrases complétives (interrogatives indirectes)
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe:
Modèle : Je lui ai demandé s'il viendrait
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction si ; la phrase subordonnée est une phrase interrogative indirecte (elle dépend du verbe demander) ; elle ne décrit pas les circonstances d’une action ( l’hypothèse). C’est un élément non périphérique, donc, il est essentiel à la phrase (non effaçable, non déplaçable). Vérification :
Phrase interrogative directe (intrerrogation totale) : Tu viendras?
Phrase interrogative indirecte : Je lui ai demandé s'il viendrait
(1) Je lui demande où il va
(2) Je voudrais savoir ce qu’il faisait
L'interrogative indirecte fonctionne comme un COD au verbe demander. C'est une phrase complétive. Il alterne avec un GN ou un pronom :
Je lui ai demandé quelque chose
Je lui ai demandé une information
Phrases complétives (exclamatives indirectes)
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : J'admire comme il est fort.
La proposition subordonnée est introduite par la conjonction comme ; la phrase subordonnée est une phrase exclamative (elle dépend du verbe admirer) ; C’est un élément non périphérique, donc, il est essentiel à la phrase (non effaçable, non déplaçable). Vérification :
*J'admire (comme il est fort ).
(1) J’admire comme on peut mentir.
(2) J’admire comment Paul conduit.
L'exclamative indirecte fonctionne comme un COD au verbe admirer. C'est une phrase complétive. Il alterne avec un GN ou un pronom:
J’admire quelque chose
J’admire ça
J’admire son adresse, etc.
Phrases complétives (infinitives)
Guidés par le modèle, dites quel est le terme introducteur des propositions subordonnées dans les phrases complexes qui suivent et quel est le rôle de chaque subordonnée dans la phrase complexe :
Modèle : La vache regarde passer le train
L’infinitif, ou mieux, la proposition infinitive n’est pas introduite par un terme introducteur. C’est pourtant une proposition subordonnée puisque si l'on voit les commutations, elle commute (alterne) avec une relative :
La vache regarde le train passer
La vache regarde le train qui passe
Sa fonction ? Elle complète le mot train, comme le fait la phrase relative : c’est donc un complément du nom. Elle a parfois une certaine mobilité dans la phrase. Vérification :
La vache regarde le train passer
La vache regarde passer le train
(1) Il voulait faire autre chose que de regarder les mouches voler
(2) Je vois Paul marcher vers nous
Complétives participiales
(1) Maintes fois Alissa nous avait vu marchant ainsi
(2) Maintes fois Alissa nous avait vu parlant ainsi
[1] Επιρρηματικό.
Cadre théorique
Grammaire générative (N. Chomsky)
Grammaire transformationnelle (M. Gross)
Grammaire traditionnelle (scolaire)
Phrase simple : définition
Elle est constituée d’un groupe nominal et d’un groupe verbal.
Elle a un seul verbe ou mieux un seul groupe verbal.
J’ai vu un avion (GN : je, GV : un avion)
Marie écoute la musique (GN : ‘Marie, GV : écoute la musique)
Phrase complexe : définition
Elle est constituée de plusieurs verbes ou mieux plusieurs groupes verbaux. Les phrases qui les composent sont :
- juxtaposées :
Il pleut, je ne sors pas
Dans cette phrase, il y a deux phrases (ou propositions) qui sont indépendantes, autonomes :
Il pleut
Je ne sors pas
- coordonnées :
Il pleut et je ne sors pas
Dans cette phrase, il y a deux phrases (ou propositions) qui sont indépendantes, autonomes :
Il pleut
Je ne sors pas
et qui en plus sont reliées entre elles par une conjonction de coordination (et) ; elles peuvent être reliées par d’autres conjonctions (comme donc ou car) :
Il pleut donc je ne sors pas
Je ne sors pas car il pleut
ou adverbes de coordination :
Il pleut, ainsi, je ne sors pas
Il pleut, par conséquent, je ne sors pas
- subordonnée l'une à l'autre :
Je ne sors pas parce qu’il pleut
Dans cette phrase, il y a deux phrases (ou propositions) qui sont, l’une indépendante :
Je ne sors pas
et l’autre dépendante de la première (ou subordonnée à celle-ci) :
parce qu’il pleut
La subordination implicite
Dans les phrases complexes, il y a une subordination explicite exprimée par une conjonction de subordination :
Je ne sors pas parce qu’il pleut
Cette subordination est implicite (υπόρρητη) et non explicite dans les phrases juxtaposées ou coordonnées :
Je ne sors pas, il pleut (= je ne sors pas à cause de la pluie)
Il pleut et je ne sors pas (= je ne sors pas à cause de la pluie)
La nature des subordonnées
Focalisation sur les phrases subordonnées et distinction au départ entre phrases :
Relatives, complétives ou circonstancielles
Ainsi dans la phrase :
Je ne sors pas parce qu’il pleut
La subordonnée parce qu’il pleut n’est pas relative, n’est pas complétive, elle est donc circonstancielle (ou adverbiale). Elle exprime plus préciséement la cause.
Focalisation sur la distinction entre nature et fonction de la phrase subordonnée
Dans la phrase :
Je ne sors pas parce qu’il pleut
La nature de la subordonnée : c’est une subordonnée causale
La fonction de la subordonnée : elle se comporte comme un adverbe : elles complète ainsi la phrase entière ; comme un adverbe elle est :
- déplaçable :
Parce qu’il pleut, je ne sors pas
- effaçable :
Je ne sors pas, parce qu’il pleut
Un GN ou un pronom à la place des subordonnées :
Souvent pour mieux étudier une subordonnée on la remplace par un groupe nominal ou un pronom. Ainsi la subordonnée complétive[1] :
Jean attend que Pierre revienne
peut être remplacée par :
Jean attend le retour de Pierre
ou bien par :
Jean attend ça
Ainsi on dira :
Sa nature : complétive (conjonctive)
Sa fonction : objet du verbe attend.
Dénomination des phrases complexes
Elles prennent leur nom par :
- leur fonction dans la phrase (critère syntaxique)
La complétive est appelée complétive parce qu’elle complète le verbe
Je sais que la terre est ronde
- le terme qui les introduit
La relative est appelée relative parce qu’elle est introduite par un pronom relatif :
Le livre que j’ai lu était extraordinaire
La complétive conjonctive est appelée conjonctive parce qu’elle est introduite par la conjonction que :
Je sais que Pierre est étudiant (phrase complétive conjonctive)
- le mode du verbe de la subordonnée
On appelle complétives infinitives les phrases qui sont introduites par un infinitif :
Je sais parler grec (complétive infinitive)
Une circonstancielle est appelée circonstancielle parce qu’elle exprime les circonstances d’une action (critère sémantique) :
Je ne sors pas parce qu’il pleut
La circonstancielle est aussi appelée adverbiale parce qu’elle se comporte comme un adverbe (critère syntaxique) :
Je ne sors pas parce qu’il pleut
La phrase complétive (infinitive, conjonctive) :
J’espère que je réussirai
J’espère réussir
Ces deux phrases subordonnées (l’une complétive conjonctive et l’autre complétive infinitive) complètent le verbe j’espère. Elles ont la même fonction (ce sont des objets du verbe j’espère).
Devoir 1
Dites si les phrases sont simples ou complexes èn observant le nombre des groupes verbaux dans la phrase :
Pierre est étudiant
Je sais que Pierre est étudiant
Pierre travaille dur parce qu’il est étudiant
Devoir 2
Dites si la phrase complexe est complétive (élément non effaçable) ou circonstactielle (élément effaçable)
Je sais que Pierre est étudiant (phrase…………………………)
Pierre travaille dur parce qu’il est étudiant (phrase…………………………)
Devoir 3
Faites des phrases qui expriment la cause implicitement (par juxtaposition et coordination) ou explicite (par subordination)
- Pierre / ne pas acheter des pommes / coûter cher
………………………………………………………………………….. (par juxtaposition)
………………………………………………………………………….. (par coordination : mais, ou, et, or, ni, car)
………………………………………………………………………….. (par subordination : parce que, pour, bien que, vu que, etc.)
- Marie / acheter des pommes / coûter cher
Faites des phrases qui expriment l’opposition-concession[2] implicitement (par juxtaposition et coordination) ou explicite (par subordination)
………………………………………………………………………….. (par juxtaposition)
………………………………………………………………………….. (par coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car)
………………………………………………………………………….. (par subordination : parce que, pour, bien que, vu que, etc.)
- Marie se dépêche / attraper le bus
………………………………………………………………………….. (par juxtaposition)
………………………………………………………………………….. (par coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car)
………………………………………………………………………….. (par subordination : parce que, pour, bien que, vu que, etc.)
[1] Complétive : συμπληρωματική (στα ελληνικά ειδική ή τελική).
[2] Opposition-concession : αντίθεση (αν και. malgré le fait que, quoique).
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